Ceux qui l'ont vaincu
Le destin prodigieux de Napoléon, son ascension fulgurante suivie de sa chute spectaculaire n’ont cessé de fasciner. Devant un tel prodige, on a recouru à des interprétations providentialistes : il devait être l’instrument d’une volonté divine.Lorsque l’on a cherché des explications humaines, on a incriminé la mégalomanie de l’Empereur, incapable de s’arrêter. Ce serait oublier que Napoléon avait face à lui des adversaires non dénués d’énergie et de talent qui, en unissant leurs forces, ont fini par l’emporter. Parmi eux, on trouve des ennemis originels, comme les Britanniques Pitt et Nelson, des gouvernants retors, comme le tsar Alexandre et Metternich, et des chefs de guerre tenaces qui ont précipité sa défaite militaire, à l’instar de Koutouzov et de Wellington. Mais la lutte contre l’Empereur prend aussi racine dans des haines personnelles, comme dans sa relation contrariée avec Mme de Staël, devenue sa première opposante, avec Pozzo di Borgo, qui mena contre lui une vendetta dans toutes les cours d’Europe, ou avec Bernadotte, dont la trahison fut décisive dans l’affrontement final.En une douzaine de portraits incarnés et vivants, cet ouvrage redonne toute leur épaisseur aux acteurs qui ont mené Napoléon à sa chute.