Guillaume avait lu cette lettre, terrassé par ces aveux poignants. Ce n’étaient plus quelques mots éparts jetés sur des bouts de papiers, ni sur le cahier « d’esquisses », c’était un plaidoyer pour une liberté méritée. Le jugement de son Âme envers son esprit. Juge et partie dans l’arène du cœur, où seule la souffrance invoquait le verdict.La déchirure sans appel à l’aube de l’espoir ! Voilà le cri de ces pages pour mériter la bienveillance et le respect. Guillaume était effondré. Au travers de ces mots, sa mère avait survécu à l’impensable, sans qu’il eût su à quel point son amour avait sublimé son calvaire. La Croix pesante avait été traînée dans le silence de l’abnégation. Elle avait fait don de sa chair, de sa raison, de sa vie, par dévotion maternelle et devoir inconditionnel.