« On ne sait que se battre éperdument le jour, et dormir fiévreusement la nuit.Personne ne doit venir ébranler l’édifice, et glisser ne serait-ce qu’un doigt entre le jour guerrier et la nuit assommée. Un doigt, et nous pourrions mourir. Ou bien devenir folle. Du moins c’est ce que l’on croit. »Tissé de rêves et de dialogues avec une autre moi-même, ce récit tente, en vain, de reconstituer une chronologie et d'autopsier la blessure originelle. Le corps lointain témoigne de la progression du questionnement. Non linéaire, ce cheminement relève plutôt d'une valse-hésitation qui oscille, titube et se relève. Pour mieux chuter ànouveau.