La crise contemporaine, souvent lue comme économique ou politique, est d'abord anthropologique. Les institutions ne tiennent que par des formes de vie, des règles informelles et des médiations qui façonnent les sujets. En critiquant le libéralisme tardif et ses formes de vie, cet ouvrage montre que la crise procède d'un long délitement, lié au fantasme d'abolition des médiations. Il propose une refondation anthropologique ancrée dans la pratique parapolitique : il ne suffit pas de réformer les institutions, il faut restaurer conduites et cadres formateurs. Croisant philosophie, anthropologie et critique sociale, il esquisse une architecture pour penser les conditions d'une reconstruction ...