« Crip » – réduction du terme péjoratif anglais cripple (« infirme ») – a été réapproprié dans les années 1970 par le mouvement pour les droits des personnes handicapées, devenant un symbole d’affirmation et d’émancipation au sein de cette communauté. Crip est à la fois un nom et un verbe, une théorie et une pratique. Il offre aux artistes en situation de handicap des manières non normatives d’exprimer les temporalités singulières de leur expérience et de se frayer un chemin dans le monde de l’art validiste. C’est à ces efforts de transformation sociale et politique, mais aussi culturelle, que notre dossier s’intéresse, en s’attardant aux manières dont les auteur·es et artistes handi·es et crips abordent les différents défis auxquels elles et ils font face.