Automne 2002. Le moment est venu de vider la maison de Charleville-Mézières après la mort d’Albert. Sa fille Marie fait alors une étrange découverte. Enfermées dans une petite valise en carton, des centaines de lettres datées de 1932 à 1956 ressurgissent après un demi-siècle d’oubli. Elles sont la matière première de ce récit. La Seconde Guerre mondiale dans les Ardennes en est la toile de fond et Simon, l’oncle paternel de Marie, le fil conducteur. Simon quitte en 1932 l’exploitation maraîchère familiale pour mener une carrière militaire dans la cavalerie. Dès lors, il entretient une abondante correspondance avec ses parents et son frère cadet, Albert. La truculence juvénile des missives entre les deux frères laisse place à la gravité au fur et à mesure que se précise la peur de ne plus se revoir.