Voilà un ouvrage qu’il ne fallait pas laisser tomber dans la bibliothèque de l’oubli. En effet, il est paru pour la première fois en 1949 et est « totalement méconnu aujourd’hui » comme nous le précise Irène Mainguy dans sa préface.Avec son Rabelais et les Secrets du Pantagruel, Probst-Biraben nous montre que, sous couvert d’élucubrations apparemment grivoises, le maître en « Lanternoys » avait réussit à établir un pont spirituel entre l’Antiquité et la civilisation chrétienne, et qu’il avait aussi des connaissances dans l’Art Hermès, ce que suggère Fulcanelli au sujet de l’initiation de Louis d’Estissac.Probst-Biraben, dans son chapitre sur « les Gens de Métier », signale que Rabelais a certainement fréquenté « les Sociétés Secrètes d’imprimeurs », Grasset d’Orcet pense que celui-ci était membre de la Société Angélique tout comme l’imprimeur lyonnais Sébastien Gryphe.A-t-il été également membre de l’Agla ou de la Compagnie des Griffarins ?Tout au long de son ouvrage Probst-Biraben nous guide pour une meilleure compréhension du fils de Gargantua et grâce à son travail d’investigation du Pantagruel, Probst-Biraben nous ouvre des portes pour une meilleure compréhension du message que Rabelais à bien voulut nous transmettre.Irène Mainguy à bien raison de dire que le Pantagruel « fait partie des livres initiatiques qui se réfèrent à une symbolique traditionnelle ».Cette réédition est augmentée d’une importante postface qui retrace le chemin initiatique de Jean-Henri Probst-Biraben (1875-1957).