Treatment in progress...

Les Nouveaux profs. L'école change, eux aussi + cd audio

Baumard Maryline
Publication date 08/01/2009
EAN: 9782915879438
Availability Available from publisher
Les Nouveaux Profs. L'école change, eux aussi. INTRODUCTION Plus que jamais l'école est au cour de la société française. Au point même qu'une fiction reconstruisant le quotidien d'une classe " difficile " emporte la palme d'Or 2008 au Festival de Can... See full description
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Common books attribute
PublisherPETITS MATINS
Page Count182
Languagefr
AuthorBaumard Maryline
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date08/01/2009
Weight222 g
Dimensions (thickness x width x height)1.10 x 13.00 x 20.00 cm
Les Nouveaux Profs. L'école change, eux aussi. INTRODUCTION Plus que jamais l'école est au cour de la société française. Au point même qu'une fiction reconstruisant le quotidien d'une classe " difficile " emporte la palme d'Or 2008 au Festival de Cannes. Entre les murs, de Laurent Cantet, veut montrer les recettes de profs ; recettes qui fonctionnent ou échouent, pour ce film ancré dans la réalité de la classe. Un film qui brouille les catégories et montre cette vie de classe avec distance et empathie. La distance de la caméra très professionnelle de Laurent Cantet, la distance d'un film adapté d'un roman. et la proximité d'un prof écrivain, François Bégaudeau, qui écrit son propre rôle et le joue dirigé par un réalisateur, lui-même fils d'un couple d'instits, qui a passé sa jeunesse entre les murs d'une cour d'école. On s'extrait de la réalité tout en y étant de plain-pied. Et le spectateur apprécie. Il y a six ans, c'est un documentaire qui avait alors ému les foules. Avec son million d'entrées dans le monde dès 2004, Être et avoir, de Nicolas Philibert, a été un énorme succès. Hier, les spectateurs venaient voir Jojo et son maître dans la petite école de Saint-Étienne-sur-Usson, en Auvergne. Aujourd'hui, ils viennent voir une fiction réaliste se déroulant dans un collège du XXe arrondissement de Paris. Dans les deux cas, on sent bien que c'est le mystère de la classe, la magie de ce qui s'y passe ou ne s'y passe pas qui attire le spectateur. Parce que dans notre pays l'école reste centrale dans les têtes comme elle a été centrale dans la construction de la nation. Alors, on ne demande qu'à voir ou à entendre. Les débats autour des méthodes de lecture, de la formation des maîtres, des programmes à enseigner au primaire, plus spécialement lorsqu'il s'agit de débattre de la place de l'orthographe ou de la grammaire, n'en finissent plus d'intéresser, que dis-je, de passionner les foules. Mais les débats sont souvent faussés car trop politisés. Dès qu'une voix s'élève, il faut l'attribuer à un camp. Qui parle ? un républicain ou un pédagogue ? Un affreux réac ou un progressiste ? À force de vouloir assigner le débat à résidence politique, on le sclérose. À force de le contraindre à entrer dans des cases, on le caricature. La réalité de l'école est bien autre, et nous allons tenter de la présenter en esquissant le profil de ses acteurs principaux, ceux qui la font vivre au jour le jour et surtout à travers le portrait de ceux qui dessinent l'école du troisième millénaire : les nouveaux maîtres. Citadelles assiégées, les salles des profs hier tenues par les anciens sont en train de tomber aux mains des nouveaux. Ici et là, ils commencent même à devenir noyau central, voire majoritaires. Place donc à ces nouveaux enseignants, qui présentent un tout nouveau profil, et sont capables de changer l'école. Nous en faisons le pari. Il y a eu les " nouveaux publics ", ces vagues d'élèves qui ont successivement envahi le collège, le lycée et colonisent aujourd'hui l'enseignement supérieur, au fil d'une démocratisation successive des échelons du système scolaire. Cette fois, c'est de l'autre côté du bureau qu'a lieu le vrai changement. Ils sont 22 000 cette année à venir de décrocher un très exigeant concours d'aptitude à l'enseignement dont le taux moyen de réussite est de 12,8 % (2006), et ils s'installent peu à peu dans une institution qui voit partir les bataillons d'anciens. Les " historiques " qui leur laissent la place ont été les artisans de ces démocratisations successives. Arrivés à l'aube des années 1970, ils ont assuré l'instruction des " nouveaux collégiens " - qui, quelques décennies plus tôt, se seraient arrêtés à la fin de la communale - et raccrochent aujourd'hui, faisant valoir leur droit à la retraite. Jamais le monde enseignant n'a connu un tel bouleversement. En nombre, d'abord, puisque selon les prévisions les plus vraisemblables, 135 000 des enseignants de la maternelle aux classes supérieures de lycée vont définitivement ranger la trousse entre 2008 et 2012, soit 15 % des effectifs. C'est-à-dire que la moyenne annuelle des départs sera de 27 000 d'ici cette date. Dit autrement, 44 % de ceux qui étaient là en 2002 seront partis dans une décennie. Le mouvement est lancé, dessinant un nouvel équilibre. Certaines matières, comme les lettres ou l'histoire-géographie, voire quelques disciplines professionnelles, comme le génie civil ou le génie mécanique, connaissent un renouvellement encore plus fort et plus précoce, du fait d'une pyramide des âges qui leur est propre. Élu sur un programme qui vise à diminuer le nombre de fonctionnaires, Nicolas Sarkozy ne remplace plus qu'un départ sur deux ; pourtant, ce ralentissement ne change pas la donne générale, il ne fait que tempérer une évolution inéluctable. Les nouveaux enseignants sont bel et bien en train de coloniser les établissements, apportant une bouffée de fraîcheur et de jeunesse, certes, mais surtout une culture différente. Qu'ils soient titula...