Demeuré inédit du vivant de son auteur, l’ensemble intitulé Palais de Justice a été écrit tout au long des années 1980, suite à une procédure de divorce. Ce texte viscéral, heurté, unique en son genre et néanmoins tout à fait représentatif dans la production de Valente, rejoue, déjoue le profond traumatisme causé par le procès : l’expérience vécue est transfigurée par le vertige de l’expérience écrite, la biographie emportée dans le tournoiement sans fond d’une narration retorse, qui explore la brutalité des institutions sociales et des mécanismes du jugement, le piège de l’identité personnelle et de ses doubles, l’ambiguïté des forces à l’oeuvre dans l’amour et dans le désir.