Avec l'industrialisation et le développement des transports au cours du XIXe siècle, les échanges artistiques s'organisent et l'Occident accueille le reste du monde grâce, notamment, aux Expositions universelles. On peut ainsi penser que la mondialisation musicale est née bien avant les techniques modernes de communication. Les auteurs en explorent ici d'autres formes : la circulation des œuvres, la diffusion numérique et la protection du droit d'auteur ; l'avant-garde devenue simple slogan, György Ligeti libre et Philip Glass en indépendant ; la notion d'école, les particularismes nationaux, les identités culturelles et l'orchestre symbole de paix. Ce livre tente d'aller au-delà des clichés exprimés par les partisans et les adversaires de la mondialisation musicale. Il n'en ignore pas pour autant les complexités et les paradoxes.