Abécédaire imparfait du syndicalisme. Jadis, pour la plupart des ouvriers, le syndicat faisait partie de la famille. Face au patronat et à l'État on y était avec les autres. Pour se défendre. Comme pour attaquer. Pour essayer de gagner trois sous de plus. Pour être solidaire avec ceux et celles qui étaient victimes de la répression. Pour lutter pour de nouveaux droits. Et pour rêver à un autre monde de liberté, d'égalité et de fraternité. Jadis, donc, les choses étaient claires. Pour les damnés de la terre il n'y avait pas le choix. Pour simplement survivre il fallait jouer collectif. Ce qui permettait d'acquérir une conscience de classe. Aujourd'hui il n'en est plus de même. La société capitaliste a beaucoup changé. Pas sur le fond mais sur la forme. La mondialisation capitaliste, sa financiarisation, les délocalisations de la production, l'abandon (en occident) des grosses unités de production, l'apparition d'une consommation de masse, le règne d'une société du spectacle