À la mort de sa femme qu’il aimait, un grand silence s’estfait. La conversation entre elle et lui s’est interrompue, leurs échangesquotidiens ont cessé, leur vie commune s’est rompue. L’auteur a dû apprendre àcomposer avec son absence, avec un vide qu’il pouvait sentir et même entendre,en lui et tout autour de lui. Il a alors commencé à écrire. Celivre, texte hybride entre l’essai et le récit, est né dans le deuil et l’aaccompagné, mais il va bien au-delà. Retour sur un passé, il est devenuexploration d’un présent tendu vers l’avenir. Un présent porté par un désir,hérité pour une part de la personne aimée. « Si une sourde angoissehabite ces pages, une angoisse que le lecteur connaît sans doute, ma méditationn’est ni triste ni morbide. Elle est une exploration sensible du monde, uneinvitation à mieux le sentir et le pressentir, en suivant les contours dusilence et du désir, à percevoir un peu mieux quelques nervures ou dimensions denotre existence. »