"Il est né le jour des morts. Sans passé, sans origine. Avec un corps qui semble venir d’avant les homo sapiens. Maximillien vit à l’écart, dans l’ombre d’un théâtre genevois. Sur scène, il devient Quasimodo — évidence troublante. Dans la vie, il dérange, inquiète, fascine. On le regarde comme une anomalie. Quand une actrice meurt dans des circonstances inexpliquées, le soupçon se tourne aussitôt vers lui. Coupable idéal, il est happé par une mécanique qui le dépasse : regards accusateurs, emballement médiatique, intérêt scientifique. Car son corps intrigue autant qu’il effraie — porteur d’une part ancienne, oubliée, de l’humanité. Dès lors, Maximillien vacille. Fuir, combattre, s’exhiber ou se cacher, comprendre surtout. Chercher une origine, peut-être un semblable. Trouver une place, enfin. Dans une écriture à la fois brute et sensible, Richard Gauteron compose le portrait d’un être en marge, dont la différence révèle nos propres frontières. Car au fond, une seule question demeure : Qu’est-ce qui fait de nous des hommes ?