Passonmouronvivonspassent nos corps aux pavés arriméstous ces passants à ma fenêtretoutes ces lumières qui s’allumentaux fenêtres le soirpetits théâtres où nous passonstu crois toique les pavés gardent mémoire ?passons comme poussièresd’ailes de papillonss’effacera la ruele libraire le café au coinet puis bientôt l’églisemaison communale prison du hautet puis la ville entièreet puis toute la terrequi vibre à chaque étoilefilante nous chante passanttout simplement passons