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UNE JOURNÉE DE GEORGE SAND. De Nohant à Gargilesse

des Gachons Jacques
Publication date 17/02/2026
EAN: 9782758611301
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Nous sommes à la fin de juillet 1860 devant le château de Nohant. Entrons dans la salle à manger aux boiseries blanches. Voici la table ovale qui a réuni d’illustres convives comme Liszt, Delacroix, Dumas père, Flaubert, Sandeau ou encore Théophile G... See full description
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Common books attribute
PublisherLIVRE HISTOIRE
Page Count100
Languagefr
Authordes Gachons Jacques
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date17/02/2026
Weight-
Dimensions (thickness x width x height)0.00 x 14.00 x 20.00 cm
Nous sommes à la fin de juillet 1860 devant le château de Nohant. Entrons dans la salle à manger aux boiseries blanches. Voici la table ovale qui a réuni d’illustres convives comme Liszt, Delacroix, Dumas père, Flaubert, Sandeau ou encore Théophile Gautier, puis le salon avec le piano sur lequel Chopin a composé quelques-uns de ses Nocturnes. Une journée enchanteresse commence avec George Sand, depuis son lever jusqu’à son arrivée à Gargilesse, une journée imaginée par l’auteur avec ô combien de vérité.George Sand, baronne Dudevant, est prête. Elle a préparé des boîtes en fer blanc et en sapin pour y mettre les insectes, les cailloux, les chenilles, les plantes qu’elle va recueillir tout au long de son voyage. On la suit derrière la jument Colette à travers les paysages bucoliques de la campagne berrichonne qui l’ont si souvent inspirée.Ce voyage est l’occasion pour la voyageuse de chasser les papillons, de regarder les champs, les fleurs, « quand le soleil de midi embrase jusqu’à la tige l’herbe profonde et serrée des prairies, quand les insectes bruissent avec force. » Depuis le château de Sauzay, elle admire la Vallée Noire. Elle fait arrêter la voiture pour examiner de près une circé. Les villages défilent : Guichaussiau, Neuvy-Saint-Sépulcre, Cluis-Dessous. Un cochon traverse le chemin et crée un incident hilarant, « émaginant ».George Sand fait une halte chez le Dr Vergne pour déjeuner et changer d’attelage. À partir de Dampierre, on dégringole dans les rochers et on se cramponne. Gargilesse : « C’est un nid bâti au fond d’un entonnoir de collines rocheuses où se sont glissées des zones de terre végétale ». La maison apparaît enfin ! Après un bain dans la Creuse, et le dîner à l’auberge voisine, George Sand pousse la porte de son petit logis. Pas plus la nuit que le jour on ne ferme à clef. Elle cherche l’encrier et se met à écrire à son fils, pour lui narrer la journée ; puis à Dumas fils pour le rassurer : « Mais ça se renouvelle, une âme ». Elle interpelle son ami Flaubert sur un sujet sérieux : « Est-ce que l’être peut se scinder ? » Elle écrira encore quelques lettres, avant d’entamer un nouveau roman, dans le silence absolu du village. La nuit tombe. « Il n’y a que la Gargilesse qui parle, tout près, d’une voix claire et la Creuse, au loin, d’une voix profonde. »