« Oh my Lot ! » hurla le curé de Rocamadour le vendredi 28 novembre 2025 aux aurores et avec horreur en découvrant sa disparition.Fichée dans la paroi de la falaise surplombant l’ancestrale cité médiévale du Haut-Quercy, la mythique, comme mystique, épée Durandal y reposait depuis plus de douze siècles. Du moins jusqu’à cette matinée hivernale. Peu probable que le chevalier Roland, tenu pour responsable, à son « cor » défendant, de son envol de Roncevaux à Rocamadour en 778, soit impliqué dans ce nouveau vol. Pour le capitaine de la brigade de gendarmerie de Gramat, l’assistance d’une inspectrice des monuments historiques, experte en armes blanches du ministère de la Culture, lui redonnait des couleurs. D’autant que celle-ci connaissait bien les causses pour y avoir grandi. En quête de cette lame à double tranchant, l’enquête se coupera en quatre. Et bien des secrets occitans resurgiront alors qu’ils semblaient, eux aussi, en fourreau pour toujours. De l’épée millénaire à la hache légendaire, de Figeac à Padirac en passant par Calviac, du tabac du Célé aux opaques recélés, quel que soit leur âge, le Lot compte bien d’étranges héritages.Lot et Daronne offre un « épée » mystère, mêlant histoire et humour avec un grand « hache », avec, en « fier de lance », une enquête narco-politique contemporaine en Occitanie selon quelques incartades espagnoles.Après plusieurs romans, coécrits pour la plupart avec son épouse Isabelle, Pascal Pavageau livre un texte où son authentique amour pour le Lot se révèle enfin, après y avoir passé tant de moments exceptionnels et salvateurs, notamment au Mespoulié, hameau de cinq fermettes dans le Ségala où le temps s’est arrêté il y a si longtemps.