Au tournant du siècle classique et du siècle des Lumières, l’image de Rome vacille : la France revendique pour elle-même le statut de modèle qu’elle reconnaissait à l’Italie. Le colloque tenu à Rome en mars 2012 à l’initiative de l’Université Roma Tre et du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises des XVIIe et XVIIIe siècles (Université Paris-Sorbonne et CNRS) appréhende cet objet sous une triple polarité, religieuse – Rome capitale de la catholicité –, fictionnelle – Rome comme sujet dramatique et romanesque – et esthétique – Rome capitale des arts et maîtresse de goût. La représentation n’est jamais neutre, qui oscille entre admiration et dénigrement, mais si la satire vise à détruire le paradigme romain, la fascination que son ressentiment trahit contribue encore à la mythification de la Ville.