« À chaque phrase, à chaque mot que tu dis ou écris, chaque jour, sans y prêter attention, tu lies le premier mot au dernier, tu noues le commencement et la fin de ta vie, la mort et la naissance, tu mêles le râle de l’agonie et les soupirs de la jouissance. »Skoulmoù ar yezh est un voyage au cœur de la vie, de la vie parlée, murmurée, récitée, depuis ses premiers frémissements dans le ventre maternel, jusqu’à la mort. Quelle est la place de la langue dans ce voyage ? Quel sera le poids des premiers mots entendus par l’enfant dans la bouche de son père et de sa mère ? Le poète contemple avec lucidité et sagesse ce court passage qui est le nôtre sur cette terre, avec son lot de joies, de soucis et de cauchemars. Il sonde la fragilité humaine, traversée par le flux et le reflux de la vie et de la mort.