Treatment in progress...

L'État de droit

Heller Hermann, Bordonaba Laure, Chouchan Nathalie, Fontaine Lauréline, Geynet-Dussauze Chloë, Poirier Nicolas, Raulet Gérard, Renaut Alain, Kirchheimer Otto
Publication date 01/10/2026
EAN: 9782711660384
Availability Not yet published: 01/10/2026
« Qui ne respire pas mieux lorsqu’il apprend que le droit règne et que l’État et le droit marchent main dans la main? », note en 1965 dans son dernier essai le juriste Otto Kirchheimer, comme pour souligner l’évidence du b... See full description
Attribute nameAttribute value
Common books attribute
PublisherVRIN
Page Count214
Languagefr
AuthorHeller Hermann, Bordonaba Laure, Chouchan Nathalie, Fontaine Lauréline, Geynet-Dussauze Chloë, Poirier Nicolas, Raulet Gérard, Renaut Alain, Kirchheimer Otto
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date01/10/2026
Weight-
Dimensions (thickness x width x height)1.10 x 14.00 x 23.00 cm
« Qui ne respire pas mieux lorsqu’il apprend que le droit règne et que l’État et le droit marchent main dans la main? », note en 1965 dans son dernier essai le juriste Otto Kirchheimer, comme pour souligner l’évidence du besoin d’un État de droit autant que la faiblesse et l’inconsistance d’une caractérisation aussi indéterminée. La notion fait l’objet de controverses théoriques qui, aujourd’hui comme par le passé, s’articulent à des divergences politiques. Conçu comme un simple cadre formel et procédural destiné à garantir les droits et libertés individuels, l’État de droit accompagne la logique du marché. A l’opposé, on peut réfléchir à un « État de droit social » qui place au cœur de ses préoccupations la question de la justice du droit. L’histoire du XX e siècle nous a appris qu’il ne suffit pas qu’un État soit régi par le droit pour prévenir une bascule autoritaire. La violence et l’arbitraire de nouveaux modes d’action politiques et policiers prennent alors pour cible la hiérarchie des normes juridiques et l’État qui s’y adosse. Mais l’État de droit est déjà affaibli quand sa lettre seule est respectée et son esprit plus ou moins gravement bafoué, qu’il s’agisse de l’indépendance de la justice, de la manière de gouverner ou de la capacité effective des citoyens à être entendus.