Pourquoi savoir ne suffit pas
Essai sur la connaissance et la certitudeIntroduction partisane à la philosophie de la connaissance, cet essai présente de manière pédagogique et critique les principales théories de la connaissance (scepticisme, infaillibilisme dogmatique, contextualisme, empiétement pragmatique, faillibilisme, infallibilisme non-dogmatique, etc.). Il discute ces théories populaires à la lumière des débats les plus contemporains et défend avec rigueur des thèses modestes qui se veulent en accord avec la perspective du sens commun et de la tradition : la connaissance est possible ; elle n’implique aucune forme de dogmatisme ou d’intolérance ; elle ne repose que sur des considérations relatives à la vérité, comme des preuves ou des données, et elle donc indépendante des facteurs pratiques (raisons ou intérêts). Rejeter ces intuitions préthéoriques constitue à l’évidence un coût théorique très important qu’une théorie philosophique satisfaisante se doit d’éviter dans la mesure du possible. La profonde originalité de cet essai tient à la manière dont il défend cette perspective sur la connaissance. Il diagnostique les difficultés redoutables rencontrées par les principales théories de la connaissance actuellement discutées dans le fait qu’elles présupposent toutes un concept inadéquat de certitude. Dans ces théories, la certitude est tantôt confondue avec le savoir, tantôt identifiée à un idéal inatteignable. Cet essai propose une théorie alternative de la certitude, d’après laquelle la certitude, et non le savoir, est sensible au contexte pratique. La certitude est ainsi distinguée du savoir mais rendue ordinairement accessible.