S'inspirant d'un fait divers traumatisant, Miguel Vila ouvre son récit sur un geste quotidien qui bascule dans l'horreur : un engin explosif, dissimulé dans un objet anodin, mutile la main d'un jeune homme. Dès lors, le mystère entourant l'identité de l'assaillant s’efface pour devenir le bruit de fond d'une enquête bien plus impitoyable : celle des conséquences dévastatrices de la violence sur la chair et des dynamiques psychologiques de ceux qui restent.Véritable anatomie des relations humaines, le livre utilise le corps martyrisé comme le miroir d'une décomposition morale des liens sociaux.