La mer nous raconte ce que nous sommes lorsque nul ne nous voit.Rien d’autre qu’une vague heurtant un obstacle : elle s’arrondit alors pour entrer au port.Rien d’autre que nous-mêmes diffractés par la lumière qui se brise à la surface liquide.Rien d’autre qu’un voyage au long cours, vingt mille lieues sous le poème :on y rencontrera des pieuvres et des poulpes, des étoiles de mer et des goélands, des cerfs-volants et des enfants qui rient dans le sable comme s’ils voulaient apprendre à voler.Puisque nous habitons l’éphémère, l’amour y trouve demeure.