La gestion du désastre comme dernier horizon de régulation du capitalisme et l’épuisement de l’idéologie de la liberté
Crises écologiques, économiques, sociales, politiques : notre époque semble entrer dans une crise générale. Mais si la politique ne constituait pas la solution, parce qu'elle faisait elle-même partie du problème ? Et si la politique ne dirigeait pas réellement le monde, mais se contentait de gérer, de manière toujours plus impuissante, un système qui la dépasse ? Et si la crise actuelle n'était pas seulement une crise de la démocratie, mais une crise de la politique elle-même ? Car comment la politique pourrait-elle encore réguler un système économique qui détruit ses propres bases sociales, sa propre légitimité, et jusqu'aux conditions matérielles de la liberté qu'elle prétend garantir ?