Une histoire des identitaires, de Dominique Venner à Jordan Bardella
Ils n’étaient au départ qu’une poignée d’intellectuels radicaux. D’anciens défenseurs fanatiques de l’Algérie française, passés par l’OAS comme Dominique Venner, ou par des groupuscules néo-fascistes, tel Alain de Benoist. Dans le sillage de Mai 68, ils forgent une matrice idéologique et stratégique redoutable : recycler les armes de la gauche pour servir leur logiciel identitaire. À Gramsci, ils empruntent la “bataille culturelle” : imposer leurs obsessions - le “grand remplacement”, la haine de l’islam - avant la conquête du pouvoir. Leurs héritiers ne sont plus à la marge. Certains murmurent à l’oreille des plus riches, d’autres prêchent à visage découvert sur les plateaux de télévision ou avancent dans l’arène politique, convaincus que leur heure est venue. D’autant qu’ils tiennent désormais leur champion : Jordan Bardella.