« J’avais onze ans quand un garçon arriva dans ma ville. Il venait de très loin, dans ma ville. Il venait de très loin, d’un pays où les filles comme moi peuvent danser dans la rue d’un pays où les filles comme moi peuvent danser dans la rue au son de la musique en faisant bouger leurs cheveux vers le ciel. D’ un pays où les filles comme moi savent faire du vélo et courent en maillot de bain sur la plage. Tout cela nous était interdit la plage. Tout cela nous était interdit à nous, les habitantes de l’Iran, nous, les habitantes de l’Iran, à cause des grands sultans de la capitale, Téhéran. » À la fin des années 90, Jina vit au Kurdistan iranien. Pour elle, la vie est belle malgré les interdits des grands sultans de Téhéran. Alors quand José, un garçon français très vantard, emménage à l’ étage de sa maison, Jina explose. Pour l’ impressionner, elle lui promet de l’emmener à newroz, la fête du printemps pour les Kurdes, célébrée par de grandes cérémonies dans la montagne. Un événement bien plus impressionnantque tous les feux d’ artifice du 14 juillet ! Sauf que voilà, il y a un détail : newroz aussi est interdit...