Publié en 1829, « Les Orientales » est l'un des grands livres du jeune Victor Hugo : un Orient rêvé, immense et mouvant, où se croisent la Grèce, l'Empire ottoman, l'Espagne, l'Arabie et la Perse.Parmi les voix qui accompagnent ce voyage figure celle de Saadi de Chiraz, dont plusieurs vers du « Gulistan » apparaissent en épigraphe. De Paris à Chiraz, les mots circulent, se déplacent et se transforment ; l'Orient devient moins un territoire qu'un espace de désir, de mémoire et d'éloignement.Pour cette édition, les poèmes de Hugo rencontrent quarante et une figures tirées des « Merveilles des créatures et curiosités des choses existantes » d'al-Qazwini, dans l'édition lithographiée à Téhéran en 1848 et illustrée par Mirzâ Ali-Qoli Kho'i.Un livre où l'Orient imaginé par Hugo croise, pour la première fois, les images que l'Iran du XIXe siècle donnait de ses propres merveilles.