Dans ce récit fragmentaire, Léa Boisseau fait vibrer la mémoire d’uneenfance et d’une adolescence marquées par les failles familiales. Àtravers de courts textes ciselés, elle explore les sensations, les imageset les blessures qui façonnent un être. L’écriture devient alors le lieude survie, de résistance et de reconstruction.Chaque fragment est une éclaboussure sensitive : une odeur, ungeste, un cri, un silence. La narratrice dit la violence paternelle, lafragilité maternelle, les éveils du corps et de la pensée, mais aussi laforce des rencontres et la découverte salvatrice des mots.Entre autofiction et poésie en prose, la voix, intime et pudique, sedéploie dans une langue à la fois simple et lumineuse, où chaquemot compte.Loin de se limiter à un témoignage, ce texte ouvre un espaceuniversel : celui de toutes les enfances douloureuses qui cherchent àse dire, celui de toutes les femmes qui se relèvent.