En dissimulant son lieu d'énonciation, le véganisme blanc apparaîtrait comme une proposition éthique universalisante qui dépasserait ses liens évidents avec la blanchité et le système mortifère d'origine colonial. Punitivisme, patriarcat, racisme suprémaciste, impérialisme génocidaire sioniste, exploitation, néolibéralisme, sont autant de notions qui ne sont pas étrangères au véganisme blanc. À partir d'une analyse approfondie des imbrications de ces violences et de la fugue comme mode de vie, l'autrice propose quelques prémisses pour un antispécisme radicalement antiraciste.