Caillois & Portmann
À la suite de la parution de La Forme animale de Portmann, aux éditions La Bibliothèque, ouvrage considéré comme un classique, préfacé et en partie traduit par Jacques Dewitte, ce dernier se penche dans ce livre sur la rencontre entre Roger Caillois et Adolf Portmann. Rencontre qui n’a jamais eu lieu, sinon dans leurs œuvres, à la fois par l’écart qu’elles manifestent envers le dogme de l’utilité comme explication des formes du vivant, et par la considération du luxe des apparences. Émerveillement commun, mais émerveillement argumenté par Caillois, l’homme des sciences diagonales et par Portmann, directeur, de l’institut de zoologie de Bâle, salué par Merleau-Ponty et Anna Arendt.On se penche sur une aile de papillon, ou sur les rayures des zèbres, on étudie le mimétisme et les phénomènes de travestissements, et l’on ouvre en tant que francs-tireurs d’autres fenêtres sur le vivant. « La vie, ce n’est pas suivant le définition de Bichat, l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort, mais c’est une puissance d’inventer du visible. »