La pierre a ses disciples qui ont dit, écrit, proclamé leur émerveillement. Aristote, mais surtout Pline dans son Histoire naturelle, et plus récemment, autant en poète qu’en homme des sciences diagonales, Roger Caillois et son recueil Pierres. Marbode, évêque de Rennes du XIe siècle, joue un rôle dans cette partition. Gemmologue, homme des pierres précieuses, influencé par Pline et proposant toute une apothicairerie de la pierre guérisseuse, il écrit en latin un recueil versifié : Lapidarius, qui va connaître une véritable audience et être traduit en plusieurs langues. Une autre figure peut être convoquée dans l’entreprise de Marbode, celle de Francis Ponge, tant on pense ici à un Parti pris des pierres précieuses. Marbode allie un imaginaire certes plinien, mais d’une liberté et d’une fantaisie pour nous modernes à une observation des gemmes dans leur richesse et variété.