suivi d'Une noce printanière
Un été à VallièresEté 1955C’est étrange comme la vue de la mer déshabille l’âme ... S’interroge Victor Ramière du haut de la terrasse de sa villa à Vallières. Il scrute l’endroit où la mer semble plane, tandis qu’à l’arrière et par intervalles, un champ magnétique refoule de nouvelles vagues. C’est à l’exemple de cette opposition océanique, entre calme et tension, qu’oscille son esprit.En vérité, il a le mal d’Eugénie !Cet été là, Victor ne sera pas le seul à subir fatalement l’étrange pouvoir du flux et reflux de l’océan Atlantique.Une noce printanièreOn l’dit, assure, Armande, la gardienne de la grande ferme dite « La Chevardière », que dans cette saison des mariages printaniers, si l’on n’y prend garde, les enchantements du printemps vous conduisent à toutes les inconstances. Après il est trop tard, on a les ailes ballantes !Mais qui peut deviner qu’un mariage sera le révélateur d’errements instinctifs. Une suite contagieuse ! Rosine, la mariée, n’y résistera pas, pas plus que la tante Aimée si mal prénommée, qui en sera une autre victime.