Les Caves de l’Obscurité, de l’écrivain algérien Khalifa Abdel Salam, n’est pas un roman.C’est un long exercice de trahison du genre littéraire.Une gifle froide portée au visage du moule narratif, une rébellion assumée contre les rites du récit : pas de préface, pas de climax, pas de fin qui referme les portes.Seulement des échos qui s’entrelacent et s’échappent, tissant au sens mille voies de fuite.C’est un texte écrit par l’obscurité elle-même —non pour être lu, mais pour troubler.Les Caves de l’Obscurité est le livre de ceux qui ont fait du dialogue intérieur une dépendance, de ceux qui restent suspendus entre un passé révolu et un avenir qui ne vient pas, habitants des marges de l’Histoire, exilés dans leur propre pays, revenant sans cesse vers des rêves qui ne sont pas encore nés.Texte indocile, écriture qui refuse toute classification,Les Caves de l’Obscurité marche doucement sur le pied du roman et déclare :« Je suis ce que je suis… là où je suis