Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste
En quelques pages percutantes et rigoureuses, l’avocate Élisa Rojas déploie des arguments forts contre la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie. Alors que le système de soin français est chaque jour plus fragilisé, ces lois aggravent les inégalités et dégradent le rapport déjà difficile que notre société entretient avec la vulnérabilité, la vieillesse, la maladie, le handicap et la dépendance. Or, rendre la mort préférable au soin et à la solidarité — effectivement plus coûteux —, c’est présupposer que certaines vies ne valent pas d’être vécues.Elisa Rojas, née en 1979 à Santiago du Chili, est avocate au barreau deParis et maître de conférence associée à l’INSEI (Institut national supérieurde formation et de recherche pour l’éducation inclusive). Militanteféministe et pour les droits des personnes handicapées, elle a cofondé leCollectif Luttes et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation (CLHEE).Depuis une dizaine d’années, elle tient le blog auxmarchesdupalais… unfauteuil, une robe, un combat.