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La Terre sans Mal - Pauline RAQUILLET-AMBROGI

RAQUILLET-AMBROGI Pauline
Publication date 02/01/2026
EAN: 9782385131005
Availability Available from publisher
Préface« La mer, portant en nous son bruit soyeux du large » écrit Saint-John Perse. Les poèmes de Pauline Ambrogi ont sur nous le même effet. Sa mer, mais encore sa terre, son ciel, et c’est le large toujours, un eau-delà qu’elle porte à nos mémoire... See full description
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Common books attribute
PublisherTHIERRY SAJAT
Page Count76
Languagefr
AuthorRAQUILLET-AMBROGI Pauline
FormatHardback
Product typeBook
Publication date02/01/2026
Weight140 g
Dimensions (thickness x width x height)1.00 x 14.50 x 20.50 cm
Poèmes
Préface« La mer, portant en nous son bruit soyeux du large » écrit Saint-John Perse. Les poèmes de Pauline Ambrogi ont sur nous le même effet. Sa mer, mais encore sa terre, son ciel, et c’est le large toujours, un eau-delà qu’elle porte à nos mémoires. Dans ce reflux, ses vers tracent la limite impalpable entre l’appel et le jour, la vie et la mort, le souvenir et l’espoir. Nous devinons d’emblée qu’ils sont nés d’un regard longtemps caressant sur les paysages, d’instants fugaces, d’émois mouvants qui sourdent sous sa plume comme l’eau sous la baguette du sourcier. Et de ces entrevisions, Pauline Ambrogi a retenu la leçon : ne pas se dérober au souci de les recomposer, de les faire rejaillir pour nous à chaque strophe. Sourcière alors, comme le veut la poésie dont elle rehausse les couleurs. Sorcière aussi, tant elle possède l’intuition des mots dans leurs entrelacements. Il y a des clins d’œil, des clins d’ouïe, des clins de langue : « Le ciel se verse. La mer va. » La lumineuse simplicité de sa poésie s’impose dans son évidence, comme celle du soir quand il s’étend contre le ciel. Il y a aussi une délicate pudeur dans sa façon d’évoquer le pire au cœur de la douceur. « Elle est cette demeure dernière, celle de cette enfant de douze ans, de ce visage aimé, qui disparut un jour dans les solitudes aquatiques. Elle est le tombeau silencieux qu’aucune fleur ne vient couvrir. »Pauline Ambrogi ravive les mystères de la Genèse et fait exister ce qu’elle écrit : « L’invisible est là pour l’éternité / Que la nuit prenne au jour ce qu’il lui vole / Et l’inscrive dans son ciel étoilé. » Et puis il y a l’âme chevaleresque, éprise d’épopées, les accents de la conquête des Amériques, toutes les couleurs de l’exotisme et du rêve et plus encore – tous les accents qu’elle « emprunte à la beauté du monde. » Une aspiration au bleu comme ses lunes, au panthéisme, au frisson où « À l’heure inattendue la mort frappe ». Le poète a enfin cette extrême élégance de la pointe fleurie après les strophes graves. Descendue au tombeau, elle remonte par les escaliers de son Montmartre, s’habille de jeunesse, décline les saisons, effeuille les pétales de ses fleurs, passe par le jardin, fait chanter les poules, joue avec les mots – comme « une petite fille avec un chapeau rose ».Dans la poésie de Pauline Ambrogi, il y a l’enfant dans sa puissance d’attention aux leçons de choses, la voyageuse dans le mouvement des mots et des images qui vont et viennent sur les sentiers de l’esprit. Il y a enfin, avec le poète, la sœur de charité, dans son vif désir de perpétuer en nous la louange de la vie et tout l’éclat de sa beauté. Christiane Rancé