Cet ouvrage analyse les discours qui assimilent les langues à des êtres vivants dans une perspective sociolinguistique.Cet ouvrage analyse les discours qui assimilent les langues à des êtres vivants. Le point de départ est une approche sociolinguistique, critique envers une telle métaphore biologique, dans la mesure où celle-ci contribue à diffuser des conceptions imprécises et essentialisantes sur les pratiques langagières. La réflexion s’élargit ensuite aux considérations issues de l’histoire des idées et de l’épistémologie des sciences du langage. Il s'agit de comprendre comment la linguistique a emprunté des concepts à la biologie quand elle s’est constituée en tant que science et le rôle potentiellement fructueux de la métaphore à partir d’exemples de théorisations linguistiques qui empruntent au vocabulaire du vivant. À partir de ces questionnements l'ouvrage interroge des modes d’écriture en linguistique qui assumeraient cette part de l’imaginaire sans retomber dans les réductionnismes biologisants analysés par ailleurs. Malo Morvan est maître de conférences en sciences du langage et membre du laboratoire Dynadiv (Université de Tours). Ses recherches portent principalement sur les enjeux politiques des débats sur les langues et l'épistémologie des sciences du langage.