Coiffeur, chanteur de doo-wop, auteur pour la Motown, visionnairefunk sous acide, showman aux concerts pharaoniques, voilà lesnombreux costumes qu’a portés George Clinton tout au long de sacarrière. À la tête d’une armée de musiciens, dont certains hors ducommun, notamment Bernie Worrell, Eddie Hazel et Bootsy Collins,fusionnant quantité de styles pour créer le sien, Clinton a donnénaissance à un genre coloré, inspirant et sans limite : le P-Funk.Chevauchant Parliament-Funkadelic, son hydre musicale à deuxtêtes, les seventies l’ont vu régner, créer des groupes, produire desdizaines d’albums, bâtir un empire musical qui fi nira par s’écrouler.Réinventé dans les eighties, incontournable dans les nineties grâce auhip-hop qui l’a abondamment samplé, il est toujours actif aujourd’hui.Avec des albums comme Maggot Brain ou Mothership Connection, deshits tels que « Flashlight » ou « Atomic Dog », Clinton aura traverséautant qu’influencé soixante ans de l’histoire de la musique.