Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le public noir américainse passionne pour le jump blues, un genre musical nouveau, à lacroisée du swing, du blues, du boogie woogie et du gospel, maisc’est en 1949 que le magazine Billboard crée le top rhythm’n’blues,un terme adopté par toute l’industrie musicale pour qualifier unediversité de courants allant du boogie woogie de Louis Jordan audoo-wop de The Clovers en passant par la fusion blues/gospel deRay Charles et le blues survolté de Chuck Berry. Le rhythm’n’bluespropulse alors le marché de la musique populaire noire à l’échellenationale jusqu’au milieu des années soixante. À travers 100 hits,cette anthologie retrace vingt ans de musique qui donnerontnaissance à deux nouveaux courants : la soul et le funk.