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Évêques et prêtres français face au célibat (1945-2025)

Sevegrand Martine
Publication date 21/05/2026
EAN: 9782384094455
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Dans cet ouvrage, Martine Sevegrand mène une enquête à propos des prêtres séculiers qui quittèrent le sacerdoce ou furent exclus pour s’être mariés ou avoir abandonné leur poste. Ceux qu’on appela longtemps des « défroqués » furent peu compris par l’... See full description
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Common books attribute
PublisherKARTHALA
Page Count264
Languagefr
AuthorSevegrand Martine
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date21/05/2026
Weight322 g
Dimensions (thickness x width x height)1.40 x 13.50 x 21.50 cm
Dans cet ouvrage, Martine Sevegrand mène une enquête à propos des prêtres séculiers qui quittèrent le sacerdoce ou furent exclus pour s’être mariés ou avoir abandonné leur poste. Ceux qu’on appela longtemps des « défroqués » furent peu compris par l’opinion, par les patrons quand ils cherchaient du travail, en butte à la méfiance de leurs confrères et de leurs « fidèles ». L’auteur remonte en1945, à une époque où leur histoire est encore quasiment secrète et où quelques chercheurs seulement, comme le chanoine Boulard, se penchent sur leur sort et leur misère.Grâce au Concile puis à Mai 1968, quelques dizaines d’audacieux, comme Robert Davezies, Jo Canal et des petits vicaires principalement parisiens accusèrent leurs évêques : ils ne pouvaient pas aimer une femme, n’étaient pas libres de leurs paroles, ni d’avoir des convictions politiques. Ils accusèrent les évêques comme on accuse des patrons et, de fait, ceux-ci se conduisaient comme des patrons, expulsions comprises. Ce fut l’origine de la création d’Échanges et Dialogue, un mouvement qui effraya les évêques par l’esprit révolutionnaire de ses leaders.Certains prêtres, malades, durent recourir à des « psy » comme Marc Oraison ou Louis Beirnaert ; tous surent que de grands théologiens proposaient des solutions pour concilier évêques et prêtres. Les plus connus en France furent surtout les dominicains Edward Schillebeeckx, Christian Duquoc et Hervé Legrand, et le jésuite Joseph Moingt. En vain.Une des grandes découvertes de l’auteur porte sur la soumission au pape de la plupart des évêques français, mis à part une quinzaine d’entre eux qui, pour la plupart, ne donnèrent leur avis que discrètement ; seuls cinq d’entre eux s’exprimèrent publiquement. Tous les cardinaux furent fidèles à Paul VI. À l’Assemblée plénière de Lourdes de novembre 1976, Mgr Etchegaray interdit même, au nom du pape, tout vote sur le célibat sacerdotal. Comme on le sait, le cardinal Etchegaray fit ensuite une belle carrière à Rome avec Jean-Paul II. L’affaire est désormais entre les mains de Léon XIV.