Lémistè 4
Comment le simple, l’inouï décrochage, un peuple allant trouver son allantcontre le sentiment millénaire dès lors taxé d’ « idolâtrie » ;contre l’adhésion commune aux riches pulsations de l’énigme, l’échappée-restée, le règne foisonnant de l’Ouvert, du là-sans-là,contre,allant prendre son allure dans l’Unique et dans la Lettreavant d’échouer, en fin de compte, en un monde uniformisé,Comment dès lors résonne cette embardée sur les parois de la terrevaste, chaque jour plus assourdissante encore, de sorte que la terre entière,aujourd’hui plus que jamais ait à en répondre.***Du dispositif de la Lettre en signe,faisant disparaître le son qui véhicule la vibration des choses,la métamorphose du monde en l’ Occident émerge. L’Occident,comme vecteur et véhicule du néantopérant par l’anéantissement des choses (ba-gaye, les dons égayés)auxquels il substitue les objets déchets (prend-jété).Toute chose s’absente laissant place au « réel » : le nihilisme pointederrière la négation de la chose, sa dissolution en un conglomératd’atomes, la chose que beauté seule préserve qui, en le scintillement deson articulation à l’espace, libère là une claicie.De la mutation de la lettre en l’ère informatique,le monde se vitrifie en se commuant irrésistiblement en nombre…