Au printemps 2026, quatre loups vivaient en Bretagne.Identifiés individuellement grâce à une méthode originale utilisant plus de 300 photographies et vidéos, leur comportement a pu être étudié de façon très fine, ce qui constitue un exemple remarquable de science participative portée par des bénévoles.En associant ces résultats aux analyses génétiques, aux constats des agents et du réseau de l’Office français de la biodiversité, tout en prenant en compte une étude scientifique récente réalisée dans le Finistère, il a été possible de suivre les déplacements, de connaître les territoires et de préciser les comportements de ces quatre loups.Menez, Loargann, Nouzil et Quenec constituent un exemple unique en Europe de loups ayant quitté leur meute, parcouru plus de 1 000 km et qui ont bénéficié d’études aussi détaillées. Grâce à celles-ci on sait aujourd’hui que chaque loup a un comportement très spécifique mais que tous ont progressivement été amenés à mieux exploiter la faune sauvage de leur territoire. La présence du loup crée une inquiétude légitime chez les éleveurs, ce qui justifie encore plus d’approfondir les connaissances pour mieux se protéger.