Katherine Mansfield est célèbre pour ses nouvelles, ses lettres et son journal, mais peu savent qu’elle est poète, que l’écriture poétique l’accompagna toute sa courte vie. Les 44 poèmes réunis ici sous le titre L’oiseau du karaka constituent le plus large ensemble publié en français à ce jour.Katherine Mansfield y cherche une forme souple, légère, non corsetée, qui aurait autant d’élan et de liberté que l’improvisation orale. Ce qu’elle désire, c’est dire la vérité des choses vues, entendues et senties, c’est capter l’instant de présence — à Sanary, à Bandol ou encore près de Londres —, mais aussi partager l’enfance et ses paysages avec autant de vivacité que sa mémoire les lui restitue, toujours vibrants, intenses.« Oui, je veux parler de lui, déclarait-t-elle à propos du pays de l’enfance, la Nouvelle-Zélande, jusqu’à l’épuisement absolu de mes réserves. »