André Gazut, un habitant de Firminy alors âgé de 19 ans, avec un talent précurseur de sa grande carrière à venir de cinéaste engagé, saisit avec tendresse et malice la société du Firminy de 1957 : les scènes de rue, les rassemblements, les femmes et hommes le dimanche, les femmes et enfants au marché, les joueurs, les travailleurs, les mineurs, les jeunes gens apprêtés, les enfants qui jouent, les usines et les commerces, les habitations du centre-ville, des faubourgs et de la campagne. Et aussi bien sûr les indices de la grande transformation déjà en cours : la construction des immeubles et des ensembles d’architecture moderne, symbolisés par le projet urbain de Firminy-Vert (Le Corbusier), ou l’ouverture du nouveau Monoprix. Entre l’affirmation d’une modernité et la résistance au changement, le jeune photographe fait le constat social d’une ville industrielle, minière et ouvrière en mutation.