Le pré-carré français dans le collimateur des paramilitaires russes
Les relations de l'Afrique avec les autres mondes se révèlent, pour le moins, complexes. Dans l'Antiquité, elles relèvent d'un rapport d'humanité. Mais à partir du XVIe siècle, et jusqu'à la première moitié du XXe siècle, elles prennent la forme de l'assujettissement et de l'exploitation de l'homme par l'homme, fondées sur l'idéologie d'une prétendue race supérieure dominant des peuples considérés comme inférieurs. Plus tard, l'éveil des consciences africaines conduit aux indépendances. Dès lors, l'Afrique entre pleinement dans le jeu des relations internationales. Pourtant, les grandes puissances démocratiques occidentales refusent de perdre leur monopole sur les richesses naturelles du continent. Afin d'échapper aux ingérences politiques occidentales, plusieurs jeunes États indépendants adhèrent au camp communiste et se rapprochent de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), de Cuba de Fidel Castro, de la Chine populaire, entre autres. S'ouvrent alors sur le continent des luttes d'influence opposant les puissances occidentales au bloc communiste. À la fin du XXe siècle, les changements politiques mondiaux entraînent un recul de l'influence russe en Afrique, alors que les peuples africains aspirent à davantage de démocratie. Toutefois, le destin des populations devient rapidement plus difficile encore qu'au lendemain des indépendances : instabilité politique, guerres civiles, terrorisme, pauvreté, migrations massives vers l'Occident rythment le quotidien. Les grandes puissances occidentales sont alors accusées d'ingérences politiques accrues.Cet ouvrage se propose d'examiner ces griefs et d'en analyser les ressorts historiques et politiques.