suivi de Élégie d'une aube
Dur en cette heure de trouver la sente / Où calmement cheminer. Soudain, beauté sans trêve alors que se multiplient les zones mortes / Beauté sans durée, simplement là / Qui résiste dans la lenteur, témoignage de l’iris et de ses millénaires resurgis ce matin…Philippe André Raynaud poursuit dans des chants lyriques-élégiaques une itinerrance inlassable. À l’ample rythme de cette marche alternent ou se composent méditation et contemplation, prose poétique et libre poésie. D’une sérénité aussi inquiète qu’attentive à la désolation et à la beauté, à la beauté fragile et blessée, surprenante et revenante. Poète passant et passeur avec lequel traverser le monde en délaissant et en approchant, en s’avançant et en poursuivant.Christian Cavaillé