J'ai toujours pensé que la nostalgie était un poison, aujourd'hui, elle est pour moi le dernier rempart contre l'oubli.Je m'appelle Marcel, je viens de l'Oise et j'ai quatre-vingt-quatre ans. Je suis habité par mes souvenirs et mes regrets. Aveugle, je ne vois plus le monde comme avant mais ressens encore l'éclat de l'été 1954. Ils sont là, gravés dans ma mémoire : Léon l'artiste, Adèle l'incandescente, Isabelle l'éthérée... et moi, le scribe passionné des sciences.De la terrasse de Gerberoy aux couloirs silencieux d'une maison de retraite, je retrace les orbites de nos vies désunies par les drames et réunies par le temps. Je souhaite que mon récit vous bouleverse, qu'il vous témoigne la persistance de l'amour et la force des amitiés qui refusent de mourir.