À l’initiative de la Cinémathèque de Bretagne riche de films d’amateurs et militants, tels que les images engagées du cinéaste professionnel René Vautier, les traces plus mémorielles de l’amateur Albert Weber, ou encore un film à mi-distance entre amateurisme et professionnalisme réalisé par Philippe Durand, les auteurs proposent dans cet ouvrage un cheminement réflexif. La recherche se construit autour d’un parcours chrono-thématique nourri de regards et témoignages français sur l’Algérie coloniale et les années de la guerre d’indépendance. Derrière l’observation directe ou distanciée s’affirme une mémoire vivante d’une Algérie tout à la fois familière et étrange. Le rapprochement d’études de cas mis en lumière par les historiens permet de saisir une part de vérité sur des moments charnières entre l’Algérie et sa métropole. La rencontre entre les réalités civiles et militaires et l’imaginaire, livrée par ces témoignages pluriels filmés, constitue un apport éclairant à l’histoire contemporaine.