1981. Six victimes, six coupables. Une affaire politique qui bouleverse la France. FAITS DIVERS – TRUE CRIME 19 juillet 1981. À Auriol, dans les Bouches-du-Rhône, la bastide familiale du brigadier de police Jacques Massié est retrouvée incendiée. À l'intérieur : un habitacle dévasté et des traces de sang. Un repas de famille devait avoir lieu, mais nulle trace de Jacques Massié, son épouse, leur fils, ses beaux-parents et son futur beau-frère. Très vite, les enquêteurs remontent jusqu'au milieu du Service d'action civique (SAC), dont Jacques Massié était chef de la section des Bouches-du-Rhône. De fortes rivalités internes secouaient cette milice gaulliste devenue service d'ordre du parti, d'autant plus depuis l'élection de François Mitterrand. Des premiers noms sont cités, les interpellations suivent, et six meurtres sont avoués. Les complices ne sont cependant désignés que par des lettres de l'alphabet, tout comme le commanditaire, dont l'ordre serait " venu d'en haut ". La violence et les implications politiques de ces assassinats secouent la France entière au début des années 1980 et mènent, en 1982, à la dissolution du SAC.