Le développement de la doctrine sur le mariage entre Pie VIII et le pape François
Au XIXe siècle, le pape Léon XIII remet particulièrement en valeur l’idée déjà ancienne du « mariage naturel ». Adam et Ève sont placés au centre de cette théologie : le mariage a été voulu et institué par Dieu à l’origine. Tout mariage – chrétien ou non – est une réalité sacrée en lien avec Dieu. Ancré dans l’ordre de la Création, il appartient à sa bonté et est une figure de l’Incarnation du Verbe, et donc de l’union entre Dieu et l’humanité. L’amour et l’union entre deux époux n’est pas sans rapport avec Dieu.Cette sacralité apparaît dès lors comme une idée centrale qui structure même la doctrine catholique sur le mariage, mais elle disparaît involontairement de l’enseignement de Vatican II lors de quelques corrections de dernière minute. Jean-Paul II tentera de la remettre en valeur dans un discours en 2003.La présente recherche d’histoire doctrinale analyse la manière dont le Magistère a utilisé la notion de sacré pour parler du mariage. Le sujet paraîtra dépassé, extravagant, incommodant. Le sacré n’est-il pas caractéristique des sociétés anciennes, frappé désormais d’obsolescence ? N’est-ce pas se tromper d’époque que de proposer un tel discours ? Quel intérêt peut-il avoir pour notre temps ? Le sacré chrétien diverge pourtant du sacré des sciences des religions dans la mesure où il touche profondément à l’articulation entre nature et grâce : c’est le mystère de l’Incarnation qui dévoile la vérité de l’articulation sacré-profane.Le présent ouvrage est issu d’une thèse de doctorat qui examine le développement de la doctrine du mariage dans l’enseignement officiel de l’Église catholique au cours des deux derniers siècles.Marié et père de famille, docteur et chercheur en théologie systématique, Marc Homedes-Palau a fait ses études à Jérusalem, Paderborn (Allemagne) et Strasbourg. Il a publié aux Éditions du Cerf deux ouvrages sur la théologie de la consécration et deux autres sur le développement de la doctrine du mariage. Au XIXe siècle, le pape Léon XIII remet particulièrement en valeur l’idée déjà ancienne du « mariage naturel ». Adam et Ève sont placés au centre de cette théologie : le mariage a été voulu et institué par Dieu à l’origine. Tout mariage – chrétien ou non – est une réalité sacrée en lien avec Dieu. Ancré dans l’ordre de la Création, il appartient à sa bonté et est une figure de l’Incarnation du Verbe, et donc de l’union entre Dieu et l’humanité. L’amour et l’union entre deux époux n’est pas sans rapport avec Dieu.Cette sacralité apparaît dès lors comme une idée centrale qui structure même la doctrine catholique sur le mariage, mais elle disparaît involontairement de l’enseignement de Vatican II lors de quelques corrections de dernière minute. Jean-Paul II tentera de la remettre en valeur dans un discours en 2003.La présente recherche d’histoire doctrinale analyse la manière dont le Magistère a utilisé la notion de sacré pour parler du mariage. Le sujet paraîtra dépassé, extravagant, incommodant. Le sacré n’est-il pas caractéristique des sociétés anciennes, frappé désormais d’obsolescence ? N’est-ce pas se tromper d’époque que de proposer un tel discours ? Quel intérêt peut-il avoir pour notre temps ? Le sacré chrétien diverge pourtant du sacré des sciences des religions dans la mesure où il touche profondément à l’articulation entre nature et grâce : c’est le mystère de l’Incarnation qui dévoile la vérité de l’articulation sacré-profane.Le présent ouvrage est issu d’une thèse de doctorat qui examine le développement de la doctrine du mariage dans l’enseignement officiel de l’Église catholique au cours des deux derniers siècles.Marié et père de famille, docteur et chercheur en théologie systématique, Marc Homedes-Palau a fait ses études à Jérusalem, Paderborn (Allemagne) et Strasbourg. Il a publié aux Éditions du Cerf deux ouvrages sur la théologie de la consécration et deux autres sur le développement de la doctrine du mariage.