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Le Tombeau de Madame de Staël

Lotterie Florence, Tribouillard Stéphanie
Publication date 28/05/2007
EAN: 9782051020305
Availability Available from publisher
De 1817 à 1850, une grande part de l'image de Mme de Staël et les principes critiques qui vont lui être appliqués pour presque un siècle se sont constitués : la reconnaissance de la postérité n'exclut ni la méprise ni le piège. Dès sa mort, déplorée ... See full description
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Common books attribute
PublisherSLATKINE
Page Count1040
Languagefr
AuthorLotterie Florence, Tribouillard Stéphanie
FormatHardback
Product typeBook
Publication date28/05/2007
Weight1180 g
Dimensions (thickness x width x height)5.60 x 15.00 x 22.00 cm
Les discours de la postérité staëlienne en France (1817-1850)
De 1817 à 1850, une grande part de l'image de Mme de Staël et les principes critiques qui vont lui être appliqués pour presque un siècle se sont constitués : la reconnaissance de la postérité n'exclut ni la méprise ni le piège. Dès sa mort, déplorée comme une perte littéraire, Mme de Staël devient un enjeu idéologique avec la publication en 1818 des Considérations sur la Révolution française, testament politique. Alors que les éléments du débat romantique - qu'elle a en grande partie inauguré - entrent en coalescence, la génération 1820 réinvente la figure d'une muse romantique. On s'appuie de toute part sur la théoricienne du De l'Allemagne ; la figure de l'égérie de la liberté se trouve invoquée lors des grands moments de réaction politique. Le débat autour de la légitimité de la femme auteur reprend de plus belle après 1830, moment où, en parallèle, l'hégémonie du De l'Allemagne s'effrite: on commence à discuter un héritage. Mais, pour le pire et le meilleur, Mme de Staël entre dans l'Histoire, comme figure mythique de la salonnière. L'histoire romantique peut bien la bouder, minorer son rôle et sa pensée, l'histoire littéraire, de portraits en cours, érige un monument à sa mémoire de 1835 à 1850. Cependant, en devenant une figure institutionnalisée, un jalon de l'histoire littéraire, Mme de Staël n'entre-t-elle pas, d'une certaine manière, au purgatoire en tant qu'écrivain, qui pense bien mais écrit mal comme le dira Brunetière ? L'œuvre, de moins en moins lue, passe progressivement derrière le personnage. Le XIXe siècle, dans sa difficulté à appréhender l'écriture au féminin, notamment quand elle touche à la politique et aux idées, laisse une image contradictoire et incomplète de Mme de Staël.