La première monographie consacrée au photographe burkinabé dont les portraits et les images de la vie nocturne immortalisent toute une époque de l’Afrique de l’Ouest et un pays à l’aube de son indépendanceCe magnifique ouvrage, toute première monographie consacrée à l’œuvre de Sanlé Sory, rassemble plus de 200 de ses saisissants clichés, qu’il s’agisse de portraits de studio ou d’images de la vie nocturne. En 1957, Sanlé Sory arrive dans la ville de Bobo- Dioulasso en Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso. Frappé par le prix élevé des photos d’identité, il devient l’apprenti d’un photographe ghanéen qui lui enseigne le métier. En 1960, à seulement 17 ans, Sory ouvre son propre studio, Volta Photo. Pour attirer la clientèle, il équipe son espace de travail d’accessoires et de décors grâce auxquels il réalise des photos d’identité et des images moins formelles qui révèlent la richesse culturelle de la jeunesse burkinabé au début de l’ère postcoloniale. Sory chronique également la foisonnante vie nocturne de Bobo-Dioulasso : il organise des bals en plein air et photographie la joie de vivre des jeunes faisant la fête. Il devient bientôt l’un des photographes les plus réputés et respectés d’Afrique de l’Ouest. Il offre des images du quotidien dans un paysage politique et social en pleine évolution, témoignant également de la culture des jeunes marquée par la tension entre tradition et modernité.Sory, dont l’œuvre apparaît dans les collections de musées comme le MoMA, le V&A, le musée du quai Branly ou la Maison européenne de la photographie, revient sur sa vie et sa carrière dans l’un des huit textes de cet ouvrage ; les autres essais mettent en lumière différents aspects de son travail et de la culture qui l’entoure.Réalisé sous la direction de Florent Mazzoleni, un historien de la musique et écrivain français qui supervise les archives de Sory, ce livre est indispensable aux inconditionnels et collectionneurs du photographe burkinabé (qui comptent Beyoncé, Colman Domingo, ainsi qu’Alicia Keys et Swizz Beats). Il rassemble aussi des images qui plongeront un public nouveau dans le monde animé de l’Afrique de l’Ouest postcoloniale.